Rosso

Bienvenue sur mon blog

27 mars, 2010

Un autre regard

Classé dans : Non classé — marierosso @ 16:01

J’ai visité l’autre jour quelques habitants aidés par une association allemande dans les quartiers les plus pauvres de Rosso. Les bénévoles du dispensaire, Awa et Marietou, leur apporte tous les mois du 1,5 kg de riz, 1kg de sucre, 1/2kg de lait car ces personnes ne peuvent se déplacer. Parfois, ce sont des amis ou de la famille qui viennent pour eux. Certains préfèrent que ce soient Awa ou Marietou qui viennent directement car il arrive que l’on se soit bien servi au passage…

Handicapés, aveugles, invalides, vieillards, les photos parlent d’elles-mêmes, toujours avec le sourire bien sûr…

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Voici également la petite Bintou, adolescente atteinte d’une tumeur au cerveau évoqué dans mon dernier article. Sur les conseils de la Sœur Luciana, sa maman a essayé de voir le Maire (ancien médecin) pour lui évoquer sa situation personnelle. Mais c’est une façon aussi de sensibiliser un peu plus les autorités de la commune sur les problèmes que rencontrent les habitants de Rosso et d’engager des actions précises sur les conditions de vie, de réagir solidairement. En effet, la mission a ces derniers temps un afflux incroyable de personnes qui appellent à l’aide concernant des proches malades ne pouvant être soignés faute d’argent, surtout depuis qu’on a commencé à aider comme on pouvait la petite Bintou…

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 et quelques stars…!

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20 mars, 2010

News

Classé dans : Non classé — marierosso @ 16:04

Tout va bien ici, je prends le rythme du travail, bien soutenu ces derniers temps surtout avec des visites par ci par là. Je travaille du samedi apm au jeudi soir, marché le vendredi matin avec nettoyage intensif des fruits et légumes à l’eau de javel pour tuer les bactéries, bref, un marché=une matinée! Puis tâches ménagères, etc. l’apm; un peu de cuisine de temps à autre, souvent pour le déjeuner du dimanche avec les Soeurs ou pour nous. Bref, le WE passe vite aussi! toujours au rythme des prières quotidiennes, que j’apprécie.
 
Je donne aussi depuis peu des cours particuliers d’anglais débutant pour un fonctionnaire et un marabout. Ce marabout, un vrai cette fois-ci, a d’importantes responsabilités à l’école coranique de Rosso, il oeuvre pour une éducation islamique des enfants dans la tolérance et le respect des autres religions. Il voyage beaucoup, a de nombreuses relations avec ses homologues musulmans notamment en Europe, comme avec des chrétiens, afin de partager leurs visions du monde et de s’enrichir mutuellement, il est très apprécié. Mais du coup, il a de + en + besoin de l’anglais pour communiquer et part de zéro donc c’est comme si je devais moi-même apprendre l’arabe, on y va doucement, 2 fois par semaine.
J’étais très méfiante je l’avoue au début dès qu’il s’est présenté comme marabout, comme grand ami de tous les Pères de la mission depuis de nombreuses années et en m’énonçant tous ses voyages, ses relations, etc. bref, je l’ai pris comme quelqu’un qui vante son statut haut placé et devant qui je ne pouvais qu’éprouver de l’admiration et du respect…c’est plus fort que moi, j’ai toujours bien plus de dédain pour ceux qui ont tout et qui l’étalent. J’étais donc assez froide au début tout en répondant favorablement à sa demande bien sûr puisque je ne suis pas là pour choisir mes élèves! Dans le même temps, je retrouvais cette insistance avec laquelle les gens d’ici vous expriment leur volonté de ne surtout pas vous déranger, de vous prendre de votre temps bien plus précieux que le leur, de ne pas abuser de votre gentillesse, générosité, et bla bla bla (mais très sincère pourtant!). Aussi j’ai eu ensuite confirmation de l’authenticité de ce qu’il disait et surtout je me suis rappelée qu’ici, c’est la façon dont on se présente quand on a atteint un certain rang social donc c’était tout naturel pour lui.
Nous faisons donc connaissance petit à petit et j’ai le droit à chaque cours à mille formules de gratitudes et de remerciements!

J’ai d’autres contacts de ce type avec le garagiste de Rosso par exemple, Mayoro, il donne des cours de conduites aux jeunes. Le Père Bernard lui a transmis un magnifique code de conduite 2009 avec CD-Rom pour se mettre à jour mais il n’a jamais utilisé un ordinateur de sa vie donc je l’initie sur l’ordinateur portable du Père, utilisé à la bibliothèque. Il vient les jours de fermetures de la bibliothèque le vendredi matin et apm, le samedi matin pour consulter son CD-Rom, il apprend à manier la souris, allumer/éteindre l’ordinateur, naviguer sur le CD-Rom, il se débrouille très bien maintenant et sera bientôt tout à fait autonome! Et rebelote de se confondre en excuses pour le dérangement et en remerciements!!!

Ici les mois de mars et avril annoncent les grandes chaleurs et l’hivernage avec la pluie à partir de juillet. Du coup depuis 2 jours il fait très gris, je retrouve exactement la grisaille parisienne! L’air est dense, chargé de poussière qui flotte, on respire assez mal d’ailleurs. Ca fait bizarre car pourtant les oiseaux chantent à tue tête et on sent que la nature se réveille. En même temps, il fait un peu moins chaud donc ce n’est pas désagréable.

Les vacances scolaires de Pâques commencent jeudi prochain donc la bibliothèque sera fermée. Ce qui tombe bien du fait de la venue de ma cousine Claire, j’aurai plus de temps pour elle, je ne travaillerai que les matinées de dimanche/lundi et mardi avec les handicapées. Ce sera aussi peut-être l’occasion de sortir encore un peu de Rosso…

A travers Aminata, Ousmane, Georges, les handicapées, les élèves aussi et nombreuses visites des habitants de Rosso, je peux comprendre au fur et à mesure les conditions de vie de chacun. Tous les jours défilent de nouveaux problèmesliés principalement aux disfonctionnements du pays, c’est rageant car parfois on ne peut rien faire :histoires de terrain volés, de factures d’eau démesurées mais aussi des familles de malades qui s’adressent à nous en urgence quand il n’ont plus d’autres recours comme cette adolescente atteinte d’une tumeur au cerveau et dont la maman n’avait plus un sou pour payer l’injection hebdomadaire en attendant l’opération qu’ils ne peuvent payer d’ailleurs! Il y a aussi ceux qui ne sont pas vraiment dans le besoin et qu’il faut distinguer des autres mais l’expérience du Père, des Soeurs et avec l’aide d’Ousmane parfois, pas d’entourloupe!

Ah une anecdote tout de même qu’on m’a raconté sur cette femme un jour venue complètement dépitée car elle n’avait plus d’argent pour aller chez le coiffeur… elle pensait bien qu’en tant que toubab (blanc) donc riches on allait l’aider!

Voilà, entre rires et larmes, le temps passe bien vite ici, déjà plus d’un mois depuis mon arrivée et j’ai, comme au premier jour, cette sensation que je ne vais pas cesser de découvrir encore et encore!

19 mars, 2010

Une matinée à Dieuk, village Wolof

Classé dans : Non classé — marierosso @ 18:34

Grâce à la visite de Soeur Marie-Cécile, qui vit depuis 2 ans à Nouakchott, et de son frère, le Père Jean, prêtre diocésain en France (1ère photo), Père Bernard (sur la 2nde photo) nous a emmené au village wolof de Dieuk. La mission catholiquede Rosso a beaucoup oeuvrée également par la construction d’un puits, d’un chateau d’eau et autres constructions, relayée par la ville de Chevilly Larue (94), aujourd’hui jumelée avec Dieuk. Ibrahim, très actif pour son village, a été notre guide.

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Dieuk est aujourd’hui un village clé pour la région, il est doté d’un petit centre de santé avec une salle pour sensibiliser la population sur les problèmes de malnutrition (pesée, croissance, consommation des fruits et légumes, hygiène), une salle d’accouchement très propre, une salle pour les malades. Ils ont également un magnifique jardin d’enfant et une école. Nous avons pu apercevoir les élèves, de dehors, aucun d’entre nous ne se serait douté de leur présence, quelle discipline!

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Ils ont aussi aménagé 15 hectares de culture pour subvenir de façon autonome aux besoins du village par la vente des produits et leur production personnelle: arbres fruitiers (manguiers, bananiers, cocotiers, jujubier et autres), légumes, fruits, et rizières pour les périodes de non rendement afin d’assurer un ravitaillement minimal en nourriture pour chaque famille. Ainsi, les femmes se relaient jour après jour pour entretenir et cultiver ce périmètre situés à 5-10mn en voiture du village. Chaque femme a également sa parcelle personnelle dont elle s’occupe les jours non travaillés. Le périmètre est alimenté par une grosse pompe à eau qui fournit des 10aines de litres d’eau par jour.

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Malheureusement les inondations catastrophiques de septembre 2009 ont fait des ravages (déjà les habitants de Rosso avaient dû quitter la ville à pas moins de 7km, 3500 familles sans abri dans la région! http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/vos-images-des-inondations) car sur ses terres arides où il ne pleut presque pas, le sol n’absorbe pas l’eau. L’évaporation se fait très lentement et le sel a dévasté les cultures. Mais les habitants ne se découragent pas, les femmes font ce qu’elles peuvent pour entretenir le terrain et le préparer à la prochaine saison…

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Une matinée à Kafara, village Peul

Classé dans : Non classé — marierosso @ 17:43

Chaque mois, nous nous rendons avec 2 des femmes handicapées, Awa (à droite sur la photo) et Fatou Wade (à gauche, sur la photo), au village Peul de Kafara. Ce jour là, c’est Ousmane qui nous a accompagné.

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Dans ces villages nomades, on ne travaille pas, les enfants ne vont pas à l’école et ils vivent de leur élevage de vache et de chèvres par la vente du lait de vache notamment.

Afin de leur permettre d’avoir une activité rémunératrice, un atelier de couture a été construit avec l’aide de la mission catholique. C’est pourquoi, en plus des 3 femmes du village qui se forment à l’atelier de Rosso, Awa et Fatou viennent former les autres femmes sur place une fois par mois.

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Le jour de notre venue, le village était très calme, la plupart des habitants s’étaient rendus à Rosso pour récupérer les recettes de la vente de leur lait. Nous avons été accueillis par les enfants et Marie, une des femmes que je connaissais déjà par l’atelier.

Constitué de grandes cases éparpillées sur cette terre de sable, au milieu des arbres et des épineux, tout me parut si propre et paisible, l’air plus pure et la nature chaleureuse. Par là un groupe de chameaux s’afférant à se nourrir des gousses des arbres, ailleurs, un troupeau de chèvres accourant vers les enfants ou un homme qui secouent les branches à l’aide d’un grand bâton pour faire tomber ces mêmes gousses, des veaux dans un enclot et des oiseaux par milliers.

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Les cases sont construites par les femmes, faites de roseaux et de branchages, elles insèrent également du plastique entre 2 couches pour protéger de la pluie et du vent de sable.
Les Peuls sont réputés pour leur propreté ce que j’avais déjà remarqué à l’atelier au moment où l’on range, les femmes sont d’une efficacité remarquable ! Et en effet, les cases sont admirablement bien entretenues, tout est impeccable ! 2 dernières photos: le four.

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Peu à peu, le village a repris vie et j’ai pu rencontrer ses habitants. J’avais déjà remarqué leur grande taille et leurs traits fins, ils sont très beaux.
Un premier puits avait été construit par la mission catholique, il a ensuite été remplacé par un autre plus volumineux et pratique d’utilisation grâce aux moyens d’une ONG. Mais il faut avoir à l’esprit que ces nomades vivent un peu à l’écart les uns des autres et porter chaque jour des litres d’eau sur la tête jusque chez soi est très fatiguant. Le prochain projet est donc d’amener plusieurs points d’eau dans le village afin de faciliter l’accès pour chaque famille.
J’ai retrouvé les femmes à l’atelier, il y a celle qui prépare le thé, celles qui trient les grains de riz, celles qui s’occupent des enfants, celles qui cousent…finalement, c’est aussi le lieu où elles se retrouvent entre elles.

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10 mars, 2010

La mission catholique de Rosso

Classé dans : Non classé — marierosso @ 12:57

La mission Catholique de Rosso s’est installée avec les camps militaires au moment de la colonisation française du pays. Après le départ des militaires, la ville s’est totalement vidée de sa communauté chrétienne, le curé de la paroisse est resté seul quelques temps puis les spiritains sont arrivés dont le Père Bernard. Père Bernard était déjà en Mauritanie depuis de nombreuses années dans d’autres villes plus au Nord.

Les Pères spiritains sont des missionnaires avec une mission de témoignage et de solidarité. Le témoignage de leur foi à travers une présence chrétienne en terre musulmane respectueuse de la culture et des traditions du pays. 
A travers la solidarité, c’est aussi le témoignage des possibilités d’un travail en commun pour répondre aux difficultés de la vie quotidienne.

Aussi lorsque les Pères sont arrivés, ils sont d’abord allés à la rencontre des habitants de Rosso pour apprendre à les connaître. Par l’observation et surtout l’écoute, ils ont petit à petit tissé des liens avec la population, gagné leur confiance et ont pu percevoir des appels à l’aide auxquels la commune ne pouvait répondre faute de moyens notamment pour les handicapés et les enfants.
Par exemple, ils ont mis en place un atelier de réparation de grillage avec formation de 4 handicapés. Ceci leur a permis d’avoir eux aussi une activité rémunérée, d’acquérir une certaine autonomie et par là même de s’intégrer socialement. Aujourd’hui, cette activité est arrêtée car les grillages chinois sont venus remplacer les grillages utilisés auparavant. Chaque handicapé est reparti avec un petit projet, certains ont pu reprendre une activité de commerçant.

De la même manière, ils ont lancé une activité de recherche puis réparation des fauteuils roulants usagés. Dernièrement, grâce à des dons, la ville de Rosso a reçu près de 200 fauteuils roulant tout neufs, les anciens fauteuils réparés serviront toujours car les besoins sont très importants! Nous avons assisté à cette cérémonie qui regroupait également la présentation de plusieurs associations comme une association pour la promotion féminine, l’association de la ville de Moissy (77) jumelée avec Rosso et très active, l’association de la ville de Chevilly Larue jumelée avec le village wolof de Dieuk (cf prochains articles).

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La bibliothèque a été contruite pour aider les élèves dans leur scolarité, n’ayant pas de livres à l’école. Les résultats sont probants, cela a permis à beaucoup de pousser leurs études jusqu’à l’université et d’accéder à un travail digne de ce nom. J’ai encore eu le témoignage samedi dernier d’un jeune qui est parti à Nouakchott poursuivre ses études et qui revient tous les WE à Rosso. Alors que nous sortions des vêpres, il est venu nous saluer et remercier le Père pour la bibliothèque grâce à laquelle il a eu son bac et peut aujourd’hui poursuivre ses études. Il est déjà inscrit à la bibliothèque de Nouakchott d’ailleurs.

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Une anecdote aussi fut un signal pour la mission: le défilé permanent des enfants après l’école, venant boire de l’eau à la bibliothèque. Une personne de la mission passait son temps à leur donner de quoi boire jusqu’à ce que surpris de ces défilés, le Père et les Soeurs aillent interroger le Directeur de l’école. Ils s’avérait que les enfants n’avaient pas d’eau sur place… L’intervention de la mission incita le Directeur à mettre en place 5 robinets d’eau au sein même de l’école!

C’est aussi la construction de nombreux puits dans les villages alentours délaissés par l’Etat comme à Kafara (cf prochains article). Aujourd’hui, les ONG ont pris le relais avec des projets de permettre aux populations des villages d’avoir des robinets d’eau individuels plutôt que les nombreuses heures passées à récolter l’eau du puit et de la redistribuer à chaque maison.

Avec les Soeurs maristes, arrivées elles aussi pour combler les lacunes de l’Etat surtout au niveau de l’hôpital, en terme de prévention en hygiène et malnutrition et pour la promotion féminine, ils ont pu mettre en route l’atelier de couture pour les handicapées.

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Dépendant de l’hôpital et en collaboration avec les Soeurs maristes, le dispensaire emploie des bénévoles qui viennent préparer le petit déjeuner et le repas de femmes qui ne peuvent pas et ne savent pas s’occuper de leurs enfants, dénutris. Ainsi elle leur montre le type d’alimentation qu’elle doivent procurer à leurs enfants comme la bouillie le matin et un plat incorporant priotéines, féculents mais surtout les légumes. Les légumes sont cultivés dans un potager connexe au dispensaire (salades, courgettes, tomates, gombos, aubergines, blettes, carottes, maïs, fleur de bissap pour faire des infusions, et dont les graines ont été financées par les Soeurs qui le supervise. C’est Mor, le frère d’Ousmane, qui en est le gardien « jardinier », il assure l’arrosage tous les jours mais n’a pas encore la formation de jardinier proprement dit.

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Ce potager sert également à la plantation de l’arbre de Moringa, utilisé dans la médecine traditionnelle antique de l’Inde: la récolte des feuilles procure une poudre, complément alimentaire très riche, énergisant et parfait pour lutter contre la dénutrition des enfants. Un gramme de feuille de Moringa contient proportionnellement 7 fois la vitamine C dans les oranges, 4 fois le calcium en lait, 4 fois la vitamine A dans les carottes, 2 fois la protéine en lait, 3 fois le potassium dans les bananes! Plutôt que d’importer des médicaments très chers, une des Soeurs avec l’association de la ville de Moissy prévoient de planter 2 000 Moringas.

C’est incroyable de voir à quel point tous ces projets portent leurs fruits car la population mauritanienne et très volontaire pour aller de l’avant sans attendre l’intervention de l’Etat. Les jeunes aussi sont très impliqués pour contribuer au développement de leur ville (jardinage, soutien scolaire, construction, etc.) mais aussi nouer des relations avec les autres jeunes de la région par des activités culturelles et sportives.  Ils sont encore assez bien préservés de l’individualisme que nous connaissons si bien dans nos pays même s’il arrive à grands pas avec l’urbanisation. Leur espoir est désormais dans leurs propres actions, impulsées par le soutien de la mission catholique, des associations étrangères (jumelage) et ONG. Le dynamisme et l’énergie de quelques uns entraine les autres, jeunes ou moins jeunes, et se propage réellement vers les villages et villes voisines qui voient les bienfaits obtenus. Bien sûr, cela se fait très progressivement avec des échecs aussi mais le combat est plus fort!

 

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