Rosso

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29 novembre, 2010

Gorée

Classé dans : Non classé — marierosso @ 23:04

5ème étape: l’île de Gorée

Accueillie par les Soeurs de Saint Coeur de Marie, j’ai pu passer 4 jours inoubliables sur l’île de Gorée. Il y aurait là encore beaucoup à dire sur cette île plus connue sous le nom de l’île aux esclaves. Aussi par manque de temps, je me permets de recopier une présentation de Gorée qui exprime parfaitement ce que j’ai pu ressentir au delà de son aspect historique.

« Située à 4 kilomètres au large de Dakar, à vingt minutes par la chaloupe, l’île de Gorée est un des endroits les plus attachants du Sénégal. Elle se caractérise par une architecture parfaitement homogène, et, si ce n’étaient les dizaines d’enfants africains jouant dans ses rues ainsi que les baobabs et bougainvillées poussant un peu partout, le visiteur se croirait plus facilement dans un village provençal.
Gorée se trouvant au centre de la rade que forme la côte sud de la presqu’île du Cap-Vert, à l’abri des vents atlantiques, elle constitue depuis longtemps un abri sûr pour le mouillage des navires. D’origine volcanique, cette île rocheuse est formée de laves refroidies, comme en témoigne l’utilisation du basalte pour diverses constructions.
Elle est surplombée au sud par un plateau granitique. Dans l’anse de Gorée près du port une petite plage de sable bénéficie d’une eau claire et de vagues modérées. L’eau y est un peu plus fraîche que sur les plages du continent. »

 

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Son emplacement stratégique pour le trafic des navires en a fait un véritable lieu de vente d’esclaves. On visite aujourd’hui la maison des esclaves qui pouvait en contenir 150 à 200, hommes, femmes et enfants. Il est facile de deviner les conditions dans lesquelles ils vivaient, parfois touchés par les épidémies de peste. Vendus à destination des autres continents, ils accédaient au navire par la trés réputée « porte du voyage sans retour ».

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Petite Côte

Classé dans : Non classé — marierosso @ 22:37

4ème étape: la Petite Côte

On sent que l’on approche de la Capitale, les stations balnéaires et les touristes se font de plus en plus nombreux. C’est pourquoi aussi je ne m’y suis pas attardée d’autant plus que cela faisait plus d’un mois et demi que j’étais partie.

Je suis accueillie non loin de Mbour à Nguekokh, chez un ami de la mission catholique de Rosso, installé au Sénégal depuis 2 ans maintenant. L’endroit est idéal car de nombreux sentiers permettent de s’évader dans la nature, d’un côté une belle forêt classée de baobabs où l’on croise de jolis villages Peuls, de l’autre on rejoint la lagune de la Somone, sur la côte. Ce fut l’occasion aussi d’une belle balade avec des amis français en partant de la réserve naturelle de Popenguine, superbe panorama du haut de sa falaise, quelques passages difficiles dans une végétation luxuriante à souhait, le tout couronné par un déjeuner d’excellents poissons et homards grillés au feu de bois au bord de la lagune de la Somone…!

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Siné Saloum

Classé dans : Non classé — marierosso @ 22:19

3ème étape: le Siné Saloum

Pour rejoindre le Siné Saloum, il a fallu traverser la Gambie et son immense fleuve, bien plus impressionnant que celui qui sépare la Mauritanie du Sénégal!

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La région du Siné Saloum est le royaume des Sereres (certains disent qu’ils auraient des origines égyptiennes), la culture du riz des tribus Diolas est remplacée par la culture du Mil, céréale très très consistante, surtout consommée le soir…

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Les fromagers font place aux Baobabs, tout aussi imposants! Encore une fois, l’arbre est un véritable trésor pour l’être humain: l’écorce des baobabs sert à faire des cordes mais aussi des médicaments; les feuilles, séchées et pilées, donnent une poudre que l’on ajoute dans les sauces des plats de mil car elles sont riches en fibre et facilitent la digestion; le fruit, le pain de singe, est utilisé également en poudre mais plutôt comme antidiarrhéique et comme boisson.
J’ai pu visiter un baobab sacré âgé de 850 ans (cf 3ème photo) et dans lequel on enterrait les griots. Selon la tradition pour éviter toute malédiction, les griots ne pouvaient être enterrés à même le sol car ils ne travaillent pas la terre. Les griots sont les communicateurs traditionnels en Afrique. Ils détiennent par héritage la parole, le chant et la musique et sont présents à chaque grande occasion. Ce sont eux qui annoncent les évènements dans un village par le biais du tam tam par exemple (cf 4ème photo).
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Le Siné Saloum est surtout une région surprenante entre terre et mer, qui fourmille de canaux dessinant des centaines d’îles ou îlots. On retrouve les mangroves peuplées des palétuviers, des lagunes. La faune marine y est très riche (poisson, huitres, coquillages, crevettes), véritable paradis pour les oiseaux marins (pélicans, bécasses, flamants roses, vanneaux éperonnés, hérons, aigrettes noires, tourterelles, hirondelles, etc.).

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C’est intéressant aussi de voir d’une région à l’autre les différences d’habitation, ainsi le toit des cases n’est plus fait de paille mais de feuilles de palmier rônier.

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Arrivée à Joal Fadiouth j’ai été accueillie par les Soeurs Fransiscaines Missionnaires de Marie. L’une d’entre elles (également une ancienne de Mauritanie) gère le centre de promotion féminine avec un diplôme obtenue à l’issue des 3 années de formation: couture, teinture, ménage, cuisine, etc. Une autre Soeur enseigne l’espagnol au collège. D’autres Soeurs dans les environs gèrent un foyer de 45 jeunes filles, formées principalement aux tâches ménagères, elles sont souvent immédiatement employée par des familles après leur formation.

La commune de Joal Fadiouth, ville natale de Léopold Sédar Senghor, est une ville tout en longueur, coincée entre la mer d’un côté et les mangroves de l’autre.

 

d’un côté le mer …. dsc012961.jpg

 

…de l’autre les mangroves dsc01283.jpg

 

A la pointe de Joal, on accède par un joli pont tout en bois l’île aux coquillages de Fadiouth. Constituée entièrement de coquillages (récoltés et séchés à même le sol), cette île artificielle possède 6 quartiers. Auparavant à 100% catholique avec un Saint Patron par quartier, une grande mosquée a ensuite été construite avec une aide financière de l’église catholique. L’île compterait aujourd’hui 4 mosquées.

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Relié à Fadiouth par un autre pont, son cimetière aux coquillages est situé sur un îlot. C’est le symbole même de la tolérance religieuse puisqu’y sont réunis musulmans et catholiques! Depuis le cimetière, on peut très bien voir les fameux greniers à mil qui permettent de faire sécher les récoltes, faute de place dans le village!

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dsc01230.jpg  Tient, un petit air de Bretagne!

 

 

28 novembre, 2010

Casamance

Classé dans : Non classé — marierosso @ 16:56

2ème étape: la Casamance

Après le relief du Sénégal Oriental, je découvre une région bien plus plate. Les rizières s’étirent jusqu’à l’horizon, parsemée de palmiers, de fromagers qui n’en paraissent que plus élégants.

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Les mangroves, plus trapues, nous invitent à nous enfoncer en pirogue ou en kayak dans les méandres de leurs sillons. On admire les racines aériennes des palétuviers qui semblent plonger dans l’eau. Véritable trésor environnemental, les palétuviers ne poussent qu’en milieu marin avec un certain taux de salinité. « Il faut savoir que le palétuviers grâce aux glandes excrétrices de sel de ses feuilles lui permet d’isoler et d’éliminer le sel en excès. Les racines échasses sont « équipées » d’un système respiratoire qui leur permet d’effectuer des échanges gazeux à marée basse. » On cultive des huitres qui s’accrochent aux racines, poissons et crevettes foisonnent et les oiseaux y vivent par milliers. C’est pourquoi une importante association, l’Océanium, travaille au reboisement de la mangrove en Casamance.
« Un camion itinérant projette publiquement des films de sensibilisation dans toute la sous-région. Des séances d’éducation environnementale sont organisées dans les écoles afin de former des éco citoyens et les futurs gestionnaires de l’environnement. Pour lutter contre la déforestation, l’association mène des campagnes de reboisement et participe à la création de pépinières, de périmètres agro-forestiers et de forêts communautaires. Le travail de l’Océanium consiste enfin à impliquer les scientifiques, les médias et les pouvoirs publics dans ses combats pour la pérennité des ressources naturelles d’Afrique de l’Ouest. » (http://www.oceanium.org)

dsc00964.jpg  dsc00998.jpg  dsc01080.jpg  dsc01079.jpg  dsc01071.jpg (là je suis en mode protection maximale contre le soleil à cause des brûlures au visage, mains et pieds…!)

Ici, c’est le pays des Diolas, animistes, dont le riz est la culture traditionnelle de subsistance, c’est un signe de richesse. Chaque famille hérite d’une parcelle à cultiver entièrement à la main ce qui nécessite un travaille long et fastidieux mais sacré. De ce fait, ils refusent les méthodes de culture industrialisées… La production obtenue doit couvrir les besoins pour l’année, c’est pourquoi le riz n’est pas commercialisé. Malheureusement c’est souvent bien trop insuffisant et les familles doivent acheter du riz importé de Chine! On cultive aussi le riz de montagne qui a moins besoin d’eau et ne nécessite pas d’être repiqué comme le riz des bolongs. Les Diolas représentent un peuple particulièrement attaché à ses traditions, ils ont une forte personnalité. Il y a encore des rois dans certaines régions qui gèrent les affaires de leur Royaume (plusieurs villages réunis). C’est pourquoi ils se heurtent facilement aux institutions gouvernementales. Parallèlement ils se sentent mis à l’écart de tout au Sénégal à cause de la situation géographique de la Casamance, séparée du reste du pays par la Gambie (cf carte dans l’article « Sénégal, introduction »).
Vivent également d’autres tribus telles que les Balants (chasse et élevage), les Bâmouks, les Mandingues, les Soninkés, Toucouleurs et Peuls. La Casamance est aussi la région qui contient le plus de chrétiens.

La Casamance est le paradis des fruits (malheureusement pas pendant la saison des pluies) avec ses mangues, papayes, fruits de la passion, oranges, pamplemousses, citrons. Mais c’est aussi celui du poisson, des huitres, des crevettes, des coquillages (dont j’ai pu me régaler, tout juste ramassés le matin même chez une famille qui m’a invitée après avoir demandé mon chemin!), pays des arachides, de l’huile de palme.
De la capitale de la Casamance, Ziguinchor où j’ai été très gentiment accueillie par la grande famille des pères spiritains,  j’ai pu visiter, entre 2 orages, de beaux villages à pied mais aussi en scooter grâce à un ami de la mission! Ci-dessous la maison et la cuisine d’un ami (tout en bleu sur les photos) chez qui nous avons déjeuné de succulents petits poissons fraichement pêchés, juste cuits à l’eau avec un peu de citron…un délice!

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Encore de bien belles découvertes telles que cette case à impluvium au sein de laquelle vivent 4 familles. Le toit est en paille. Les « appartements » se répartissent autour d’un grand puits de lumière au centre de la case. Cette ouverture centrale permet de récupérer l’eau des pluies (douche, lessive,etc.) , d’avoir de la luminosité mais aussi de limiter les ouvertures sur l’extérieur et les sorties afin de se préserver des attaques éventuelles. Ainsi par exemple l’éducation peut se faire par les vieux à l’intérieur.
La seconde photo montre le kanbab, ceinture qui sert à monter dans les palmiers lors de la récolte de la sève qui donne le vin de palme. Par incision sur le pédoncule des régimes, on récupère la sève dans une bouteille (auparavant dans une calebasse). Après une fermentation très rapide (1 jour grand max), le vin de palme est immédiatement vendu par les femmes car il ne se conserve pas.
La 3ème photo représente la pelle traditionnelle, le kadiendo, outil indispensable pour la culture dans les rizières.
La dernière photo représente une ruche, tout est à portée de main!

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Puis je me suis dirigée vers Oussouye chez des Soeurs de Saint Coeur de Marie. Certaines Soeurs sont enseignantes mais leur principale activité est de s’occuper de leur « orphelinat ». Ce sont des enfants dont la maman est décédée à la naissance, ou alors handicapée ou dont la maladie l’empêche de s’en occuper. Le père ne pouvant prendre en charge l’enfant, il le dépose chez les Soeurs. Les enfants sont accueillis jusque l’âge de 6 ans. De là ils vont dans un autre « orphelinat » à Cabrousse, sur la côte, pour aller à l’école. J’ai été leur rendre visite lors de mon passage à Cabrousse et là encore j’ai pu admirer le travail des Soeurs avec des établissements impeccables, un enseignement très bien organisé, un jardin potager et j’en passe. Ils vont alors tous les étés passer un mois dans leur famille pour se réacclimater à l’environnement familiale avant de revenir définitivement chez leurs parents à l’âge de 12 ans. Autant vous dire que ce n’est pas toujours évident car le niveau de vie de certaines familles est souvent vraiment misérable. Les Soeurs s’en sortent habituellement grâce au parrainage qui suit l’enfant autant de temps que cela est possible mais la crise est partout et ces parrainages viennent à manquer aujourd’hui, il faut pourtant bien nourrir tout le monde! Néanmoins, ce travail laborieux porte ces fruits avec des enfants qui arrivent eux aussi un jour à trouver un emploi, à fonder une famille et à vivre dignement.
Je suis arrivée au moment de la fête du roi d’Oussouye (ci-dessous en rouge si vous arrivez à le voir!), célébrée avec 3 jours de lutte traditionnelle, 2 jours réservée aux hommes et 1 journée pour les femmes.

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Autre curiosité lors d’une ballade en VTT: une case à étage. Elle a été construite par un ancien tirailleur sénégalais appelé en France pendant la 2nde guerre mondiale, et qui avait voulu reproduire chez lui le modèle des maisons européennes.

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Ci dessous le fromager, arbre caractéristique du Sud du Sénégal alors qu’on retrouvera les baobabs plutôt au Nord du pays. Ses racines procurent un bois léger avec lequel on fait des portes, des pirogues mais aussi de petits avions. Et puis l’arbre à calebasses qui sert pour faire des récipients mais aussi des instruments de musique comme la kora.

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Et puis la Casamance c’est aussi ses bolongs, bras de mer qui s’infiltrent à l’intérieur des terres du Sénégal et permettent de ravissantes ballades et visites d’îles paradisiaques!

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sa côté bordée de plages de sable fin et de cocotiers…

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De villages en villages, j’ai pu rencontrer d’autres communautés de Soeurs qui gèrent crèches, écoles primaires, collèges, sont dans l’enseignement; elles gèrent le dispensaire et sont infirmières, elles gèrent un centre de promotion féminine, un foyer de jeunes filles.

27 novembre, 2010

Sénégal Oriental

Classé dans : Non classé — marierosso @ 17:47

1ère étape: le Sénégal Oriental au Sud Est du Sénégal.
C’est finalement la région la plus authentique du Sénégal, région montagneuse encore très préservée de la civilisation, parsemée de villages de brousse, de loin celle que j’ai préféré!

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Arrivée en pays Bédik à Kedougou après 20 heures de cars entrecoupées de 2 pannes de 4 heures chacune…, j’ai tout de suite été immergée au pays de Kirikou au sein même de la mission catholique (cf 2 premières photos ci-dessous)! Quel dépaysement après les paysages désertiques de Mauritanie, ses tentes et ses melafa!

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La saison des pluies particulièrement intense en orages cette année m’empêchait de partir immédiatement en pays Bassari à Salemata (au sein de la communauté des Soeurs Fransiscaines Missionnaires de Marie dont l’une d’entre elle est une « ancienne »de Mauritanie). En effet l’eau en abondance rendait les routes impraticables, j’ai tout de même pu saisir une opportunité au bout de 3 jours.

Là ce fut un bain de verdure splendide à perte de vue qui s’offrit à moi, j’en étais éblouie, ne pouvant qu’être en admiration devant les bienfaits de la pluie. Imaginez que cette nature généreuse devient aussi aride que le désert à la saison sèche!

Ici on cultive des céréales comme le riz, le maïs, le  mil, le fonio, le sorgho, mais aussi les arachides, les gombos, les ignams, le manioc, le coton. Les champs sont parsemés de manguiers et quand le village n’est plus approvisionné en fruits, on cueille ce que nous donne la nature. Tout est utilisé pour la cuisine, les feuilles et pois des gousses de certains arbres, les racines, les feuilles de courges, de manioc ou de patate; on sèche, on pile, etc.

La population en grande majorité animiste conserve ses traditions. Ainsi l’initiation pour les garçons représente le passage à sa vie d’homme adulte, si je me souviens bien il doivent passer 15 jours dans le bois sacré tête baissée, s’ensuit tout un rituel avec danses et combats au village. Les filles aussi doivent passer 2 jours nues dans la montagne accompagnées par une vieille du village.

Les Soeurs ont un foyer qui accueille cette année 40 jeunes filles durant l’année scolaire. Une Soeur est infirmière, une autre s’occupe de promotion féminine (potager principalement mais aussi couture, teinture, etc.) et la dernière s’occupe du foyer.

Petite curiosité de Salemata ou extravagance d’un vieux français nostalgique avec peut-être  quelques séquelles du temps où il était militaire…

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Visite du campement d’Ethiolo avec ma jeune guide, improvisée à la sortie de la messe dominicale. Ce campement est très connu des guides touristiques car le propriétaire veut accueillir les touristes dans les habitations typiques du pays. L’objectif pour moi était d’y parvenir à pied à travers la montagne, ravissante ballade, toujours les pieds dans l’eau! J’ai pu faire bien d’autres ballades au gré des orages, un vrai régal!

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De retour à Kedougou et malgré le scepticisme de tout le monde encore une fois à cause de l’eau qui bloque tout, je voulais absolument aller voir la cascade de Dindéfélo et sa piscine naturelle située en pleine montagne à 25km à travers la forêt. Avec l’aide du Père de la mission et un ami, j’ai réussi à y parvenir en moto tant bien que mal je l’avoue. Heureusement mon jeune guide mécanicien connaissait parfaitement tous les sentiers et était lui aussi content d’aller faire un tour là-bas car c’est l’occasion pour se baigner et voir des amis dans les villages voisins. C’est sûr que nous avons été obligés de descendre de la moto régulièrement avec de l’eau jusqu’aux cuisses et la peur de noyer le moteur mais j’étais confiante accompagnée par un vrai pro! et je ne parle pas de l’orage qui nous a pris au retour, des passeurs que nous avons du payer pour qu’ils portent la moto d’un point à l’autre d’un torrent, l’eau nous arrivant à ce moment jusqu’au ventre (enfin, pour moi)! ça glissait terriblement, la nuit arrivait à grand pas, etc…enfin bon, on est rentrés sains et saufs, trempés, crevés et moi j’étais folle de joie d’avoir pu accéder à ce lieu magnifique!

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23 novembre, 2010

Sénégal, introduction

Classé dans : Non classé — marierosso @ 19:09

Me voilà de retour en Mauritanie depuis 15 jours maintenant aprés ces 2 mois au Sénégal du 1er septembre au 6 novembre dernier.

Je n’aurai jamais cru en partant au Sénégal que je pourrai avoir cette sensation de vie si chaotique! J’ai vraiment eu l’impression de vivre 2 mois dans un tourbillon de couleurs, d’agitation permanente, de rencontres merveilleuses et précieuses, de rencontres pesantes et épuisantes, d’obstacles, d’appels à l’aide…
Ce pays de la Teranga (l’ »hospitalité ») bascule vers l’expression amer d’un pays dépouillé de ses richesses qui ne lui permettent plus de vivre, ayant à peine de quoi survivre. Ce peuple si plein de Vie qui ne cesse pourtant de sourire, d’accueillir, de chanter, de danser, de s’en remettre à Dieu. Ils luttent tant bien que mal pour préserver au moins leurs valeurs, seul moyen de garder leur dignité et de se relever chaque matin alors qu’ils sont assoiffés de connaissances, d’évolution, de progrès mais tellement laissés pour compte. Je me suis demandée comment ce peuple, bien plus libre politiquement et religieusement que la Mauritanie, avait pu se retrouver aussi soumis à ceux qui le gouvernent: naïveté? … et pourtant libéré de l’esclavage depuis 1848!!!

Alors c’est une jeunesse fière de ses origines que j’ai croisée mais totalement aveuglée par les médias qui les ouvrent sur une société occidentale où personne ne manque de rien et la vie est si facile… phénomène magnifiquement amplifié par le narcissisme choquant d’une capitale qui se voudrait déjà en tête des plus grandes capitales du continent, décalage foudroyant pour une génération née en brousse!!!! Bon, là je m’emporte, je sais que j’exagère mais ce n’est pas mentir de dire que Dakar a la folie des grandeurs et ne se préoccupe pas de nourrir son peuple.

Vous le comprendrez, à travers ce voyage j’ai pu vivre auprès d’acteurs remarquables que sont les communautés religieuses, elles sont à l’écoute de ce peuple qui ne veut pas baisser les bras, et oeuvrent avec tant d’énergie pour les aider à garder l’espoir en des jours meilleurs, j’ai été touchée… c’est peut-être d’ailleurs pour cela que je n’ai pris aucune photo des Pères et religieuses avec lesquels j’ai vécu pendant tout ce temps, parce que j’ai vécu un peu à travers eux leur quotidien sans y participer, comme lorsqu’on est en admiration par le travail d’un artiste en train de créer et qu’aucune photo ne peux témoigner de ce que l’on voit.

Enfin voilà déjà un aperçu de mon périple (3 villes= étape pour la nuit) sur la carte du Sénégal:
1/ Rosso-Dakar
2/ Dakar-Kedougou
3/ Kedougou-Salemata
4/ Kedougou-Tambacouda-Ziguinchor
5/ Ziguinchor-Oussouye
6/ Oussouye-Cap Skiring
7/ Cap Skiring-Ziguinchor-Joal Fadiouth
8/ Joal Fadiouth-Nguekokh
9/ Nguekokh-Ile de Gorée
10/ Ile de Gorée-Dakar-Keur Moussa
11/ Keur Moussa-Rosso

PS: je ne suis pas sûre de certains itinéraires pris par le car ou le taxi-brousse notamment pour le 1er et le 2nd…

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